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        <title>b0esium</title>
        <link>https://paragraph.com/@b0esium</link>
        <description>Nouvelles et poèmes d'un monde pré-apocalyptique</description>
        <lastBuildDate>Fri, 26 Jun 2026 00:05:58 GMT</lastBuildDate>
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        <copyright>All rights reserved</copyright>
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            <title><![CDATA[La Dernière Cathédrale]]></title>
            <link>https://paragraph.com/@b0esium/la-derni-re-cath-drale</link>
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            <pubDate>Wed, 31 Aug 2022 13:15:08 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[La cathédrale en ruines s&apos;élève, majestueuse, tendue vers le ciel en un effort dérisoire pour échapper à l&apos;emprise de la forêt. C&apos;est le premier vestige humain qu&apos;ils rencontrent depuis qu&apos;ils ont faussé compagnie aux drones pour s&apos;enfoncer dans l&apos;inconnu verdoyant. De grands oiseaux blancs dérivent autour des clochers. Lydéric s&apos;apprête à faire un commentaire à Suraya, mais il voit qu&apos;elle a les larmes aux yeux. Ils se sourient et reprennent leur ...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>La cathédrale en ruines s&apos;élève, majestueuse, tendue vers le ciel en un effort dérisoire pour échapper à l&apos;emprise de la forêt. C&apos;est le premier vestige humain qu&apos;ils rencontrent depuis qu&apos;ils ont faussé compagnie aux drones pour s&apos;enfoncer dans l&apos;inconnu verdoyant. De grands oiseaux blancs dérivent autour des clochers. Lydéric s&apos;apprête à faire un commentaire à Suraya, mais il voit qu&apos;elle a les larmes aux yeux. Ils se sourient et reprennent leur marche vers le fossile de pierre couvert de lianes aux fleurs colorées. Les fougères s&apos;écartent de leur passage et l&apos;atmosphère moite résonne de cris rauques ou mélodieux. Il est hypnotisé par le balancement de sa longue tresse noire.</p><p>Suraya se fige : la terre s&apos;ouvre devant eux, comme une balafre laissée par une créature gigantesque, oubliée. Un pont est tendu au-dessus de l&apos;abîme. Ils cherchent dans le regard de l&apos;autre la confiance et le défi, puis s&apos;élancent en silence. Le vent frais est une bénédiction. Risquant un coup d&apos;œil en bas, elle voit une paisible rivière et imagine le saut dans le vide, l&apos;absence de poids et de résistance, une liberté insaisissable. Elle se détourne en frissonnant et presse le pas pour le suivre, focalisée sur les deux cercles concentriques tatoués sur sa nuque.</p><p>La façade de l&apos;antique cathédrale est un entrelacs de pierre et de feuillages. La grande rosace vitrée est intacte, sa structure complexe et élégante comme un lotus fractal. Ils n&apos;osent pas faire le dernier pas, celui qui les fera pénétrer dans le sacré. Jusque-là, le chemin se déroulait sous leurs pieds tel un ruban ; à présent ils sont livrés à eux-mêmes. Le parfum salé de la roche chauffée au soleil a remplacé l&apos;humus. Un lézard se tient immobile sur le mur. Lydéric refuse d&apos;être paralysé par ce qu&apos;ils s&apos;apprêtent à découvrir. Il franchit le portail, effleurant au passage le bois rongé par les siècles. Il lui semble plonger dans un lac au froid saisissant, délicieux.</p><p>Il entend l&apos;inspiration émerveillée de Suraya. La forêt minérale de piliers blancs, d&apos;une finesse étonnante, étend sa ramure loin au-dessus de leurs têtes, formant un motif que l&apos;œil ne parvient jamais vraiment à saisir. Le plafond est criblé de trous, auxquels correspondent des brûlures au sol. L&apos;écho de leurs pas ne perturbe pas les rais de lumière découpant l&apos;espace. Ils n&apos;osent parler ; elle sent ses battements de cœur résonner dans toute la nef, et espère qu&apos;il les entend.</p><p>Un arbre immense se dresse au fond, là où un mur s&apos;est effondré avant la naissance de leurs ancêtres. Ils s&apos;en approchent, emplis d&apos;un sentiment inconnu. Il voudrait tomber à genoux. Elle lui montre un escalier s&apos;élevant en spirale à droite du monument naturel et s&apos;y engage sans l&apos;attendre. Il emplit ses poumons de l&apos;air exhalé par le sage et se lance à sa poursuite. L&apos;ascension est étrangement longue, malgré le ballet des mollets galbés sous ses yeux. Les tatouages félins disent ce que le visage de Suraya doit taire.</p><p>D&apos;en haut, ils contemplent la cime de l&apos;arbre, et d&apos;un million d&apos;arbres tout autour, à perte de vue. Ils reprennent leur souffle ensemble, les joues rouges et les yeux brillants. S&apos;il ne l&apos;embrasse pas maintenant il va mourir. Elle lui rend son étreinte avec force et leurs lèvres ne se quittent plus, ivres de l&apos;autre, au sommet du monde. Son odeur est un nectar.</p><p>Un gong retentit depuis les entrailles du bâtiment. Ils se figent, captivés par les vagues sonores, puis d&apos;un même élan descendent les marches à pas feutrés. Par une balustrade, ils voient une forme serpenter entre les piliers d&apos;albâtre. L&apos;être de brume s&apos;entortille en un circuit qui semble se répéter, marquant une pause devant un autel qu&apos;ils n&apos;avaient pas remarqué. Hologramme ou fantôme éthéré ? En voyant Lydéric sourire, intrigué, Suraya décide qu&apos;il n&apos;y a rien à craindre. Elle s&apos;approche de la stèle hélicoïdale et caresse la mousse qui la recouvre. Cette nouvelle perspective révèle un étroit couloir dans la pierre.</p><p>Après une succession de virages à angle droit dont ils perdent le compte, le sol en pente les conduit à la crypte. Celle-ci est éclairée par des puits de lumière qui concentrent l&apos;attention sur les fresques grandioses ornant les murs : batailles où les hommes sont balayés par des vagues de flammes, géants lumineux, pyramides flottant entre les nuages. Une silhouette se dresse sur une colline et irradie la foule de son aura. Les couleurs ont conservé l&apos;éclat du premier jour. Absorbé dans leur contemplation, Lydéric sent toutes ses cellules vibrer à l&apos;unisson, et réalise que Suraya est en train de chanter, tournée vers le bassin octogonal au centre de la crypte.</p><p>Ce n&apos;est pas de l&apos;eau, plutôt un métal liquide. Les vibrations dessinent à la surface une esquisse, deux personnages flous. Elle l&apos;encourage du regard et il entonne à son tour la mélopée entêtante, les voix s&apos;harmonisant comme deux oiseaux jouant dans le ciel. Le bassin devient peu à peu un miroir, mais seuls leurs visages sont reflétés à l&apos;identique ; les vêtements et le décor sont inconnus et baroques. Les scènes fluctuent, instantanés d&apos;outre-temps aux visages invariants. Leurs mains se trouvent, et leurs cœurs frissonnent sous des milliers d&apos;aiguilles électriques. L&apos;antique clé de voûte qui les surplombe est gravée d&apos;un félin entouré de deux cercles concentriques.</p>]]></content:encoded>
            <author>b0esium@newsletter.paragraph.com (b0esium)</author>
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            <title><![CDATA[L'Architecte Organique]]></title>
            <link>https://paragraph.com/@b0esium/l-architecte-organique</link>
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            <pubDate>Thu, 30 Jun 2022 16:05:13 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Sous ses pieds, les nuages s&apos;effilochaient en rubans cotonneux. Le sol vitré du dirigeable lui donnait l&apos;impression de pouvoir effleurer le sommet des tours. Mais le plus fascinant, c&apos;était de réaliser l&apos;immensité des terres arides entourant Tyladia. Les perspectives étaient bien différentes à ces hauteurs. Il sentit monter en lui une vague d&apos;inspiration et se promit de profiter au mieux de sa situation. Lydéric s&apos;obligea à relever les yeux pour observer les autr...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Sous ses pieds, les nuages s&apos;effilochaient en rubans cotonneux. Le sol vitré du dirigeable lui donnait l&apos;impression de pouvoir effleurer le sommet des tours. Mais le plus fascinant, c&apos;était de réaliser l&apos;immensité des terres arides entourant Tyladia. Les perspectives étaient bien différentes à ces hauteurs. Il sentit monter en lui une vague d&apos;inspiration et se promit de profiter au mieux de sa situation.</p><p>Lydéric s&apos;obligea à relever les yeux pour observer les autres invités au vernissage. La plupart semblaient être des citoyens, mieux habitués que lui à l&apos;altitude et aux mondanités. Il reconnut plusieurs collègues de son père parmi les mécènes et les dandys arborant des foulards iridescents. Quelques artistes étrangers apportaient une touche exotique de bon ton et se détachaient nettement sur le fond de boiseries précieuses du salon flottant. Son attention s&apos;attarda sur les plus voluptueuses des citoyennes, et il imagina un sourire, une conversation brillante autour de l&apos;œuvre présentée, des allusions, la chair douce, l&apos;entrée dans un monde excitant et plein de possibilités.</p><p>Le brouhaha cessa subitement. Tous les regards étaient tournés vers le piédestal de verre au centre de l&apos;élégant espace circulaire. Un arbuste d&apos;allure vaguement humanoïde déployait gracieusement ses branches, de l&apos;épaisseur d&apos;un bras et chargées de fleurs et de fruits violacés. Lydéric se demanda s&apos;il avait bien fait de supplier son père pour obtenir cette invitation, mais une œuvre intitulée « Contre la Singularité Technologique » correspondait parfaitement à son engagement du moment.</p><p>Les feuilles frissonnèrent, et il entendit son voisin inspirer comme pour se préparer à une piqûre. L&apos;une des branches se plia et s&apos;agita doucement, saluant l&apos;assistance. Le piédestal en rotation lente exposait la création végétale aux regards sceptiques ou fascinés. Une voix rauque annonça : « Je vous offre les fruits de ma vie ! » On n&apos;entendit plus que le frou-frou des dentelles cristallines ornant les robes de soirée.</p><p>Lydéric vit les invités se jauger du coin de l&apos;œil, pris entre la curiosité et la crainte du ridicule. Une femme s&apos;avança, le rouge aux joues, et cueillit l&apos;un des globes violets. Fascinée, elle le porta à sa bouche et, après l&apos;avoir reniflé, croqua dedans, libérant un jus pourpre qui lui coula sur le menton. L&apos;arbre émit ce qui ressemblait un peu trop à un râle de plaisir. Une expérience artistique inédite, en effet, mais quel message ? Il sentait monter une déception à la mesure de l&apos;aura de mystère nimbant l&apos;artiste.</p><p>Pendant ce flottement, le piano synthétique à côté du bar se mit à jouer une mélodie doucement hypnotique. Tous avaient les yeux rivés sur cette femme, courageuse ou gourmande, qui à présent tremblait légèrement, le sourire aux lèvres. Lydéric ne put s&apos;empêcher de remarquer que sa robe de soie était tendue sous la pression de ses seins durcis. Une dame d&apos;un certain âge s&apos;avança et goûta avidement un fruit, encouragée par les murmures de la voix végétale : « L&apos;extase symbiotique... Unissons-nous aujourd&apos;hui... »</p><p>Une secousse des rameaux décrocha une multitude de fruits qui atterrirent parmi les spectateurs. Certains se dirigèrent vers la sortie avec indignation, oubliant qu&apos;ils étaient dans un dirigeable. D&apos;autres ramassèrent une offrande et croquèrent dedans, en jetant des regards à la dérobée, incertains de l&apos;attitude à adopter, excités par une expérience inédite, pensant déjà au récit qu&apos;ils allaient pouvoir en faire. Les commentateurs devinrent acteurs, admirant leur propre audace. Le salon sentait enfin l&apos;événement.</p><p>Un homme à la fine moustache laissa échapper un rictus animal. Le cœur affolé, Lydéric prit un fruit et le fourra dans sa poche. Il tourna le dos à l&apos;arbre obscène et se dirigea vers le bar, mais l&apos;organisatrice du vernissage lui posa la main sur la poitrine, l&apos;obligea à participer. Son visage était mûr et grave, et Lydéric sentit un parfum dense et musqué l&apos;envahir. Il eut une envie violente de plonger son visage dans la gorge de cette noble dame, de la respirer, de savourer ses défauts ; de lécher la sueur qui perlait sur sa peau. Du coin de l&apos;œil, il aperçut un homme à quatre pattes. L&apos;œuvre vivante susurrait : « Respirez-moi et devenez-moi... Mon voyage s&apos;achève enfin, mon sacrifice... »</p><p>Lydéric eut un haut-le-cœur et s&apos;arracha à son hébétude. Honteux, il courut presque jusqu&apos;au bar en courbe entourant le salon et commanda un verre d&apos;eau. Le barman le servit avec un sourire d&apos;androïde. N&apos;osant plus regarder l&apos;installation artistique qu&apos;il avait attendu pendant des semaines, il se plongea dans la contemplation des nuages anodins. Son érection persistait, car il ne pouvait s&apos;empêcher d&apos;entendre les gémissements : « Je suis venu des tréfonds du temps pour vous délivrer... » Une partie de lui brûlait de les rejoindre, de tirer profit de la situation, d&apos;appartenir à leur monde. Il était venu pour cela. Cette voix l&apos;incitait à dépasser ses tabous et à briser les convenances ; après tout, n&apos;était-ce pas l&apos;essence de l&apos;art ?</p><p>Mais les scènes se jouant dans son esprit restèrent prisonnières de son corps pétrifié. Il avait la nausée. Il n&apos;osait plus respirer les phéromones tentatrices. Il ne voyait plus qu&apos;un tunnel, et au bout, les nuages dérivant au milieu du ciel pur.</p><p>Des mains chaudes s&apos;insinuent sous sa tunique et le guident au cœur du spectacle. Chaque odeur semble maintenant devenir un message, une invitation. Il doit se libérer de ses vêtements irritants et encombrants. Il sent la chair du fruit éclater et fondre dans sa bouche, sa saveur lumineuse.</p><p>La créature continue son sermon : « Et vous portez tous en vous cette responsabilité et cet honneur... Quand l&apos;esprit se voile la face sur sa maladie, c&apos;est aux cellules de s&apos;organiser pour guérir de l&apos;intérieur... Vous êtes le microcosme bactérien d&apos;un super-organisme... » Les yeux des participants brillent d&apos;une dévotion fiévreuse. « Vous n&apos;êtes pas ici par hasard. Votre destin génétique a guidé vos pas. Sentez vos masques fondre comme de la cire au soleil de libération... »</p><p>Tous les détails vus simultanément : les corps moulés par les vêtements humides, les fruits écrasés, la sueur au front des communiants, les courbes, les courbes. La voix d&apos;outre-espace se fait impérieuse : « La mémoire des expériences de vos ancêtres est un héritage sacré. Évoluez avec moi. Je vais activer les secrets enfouis en vous. » Chaque rameau de chaque branche est la copie exacte de l&apos;arbre entier.</p><p>Conscience de son regard plongé dans celui d&apos;une jeune femme. Il ne discerne pas son visage, mais sa présence est si intense qu&apos;il se sent mis à nu. Elle voit tous ses secrets, mais il n&apos;a plus honte. Il existe par ses yeux. « Éveillez le double serpent. Vous n&apos;êtes pas perdus. Nous sommes l&apos;essaim galactique... » Il titube entre les corps et les souvenirs, s&apos;enfonce dans les sables mouvants de la réalité. Sa tête est si légère, et s&apos;étire vers la lumière de la lune énorme et indifférente.</p>]]></content:encoded>
            <author>b0esium@newsletter.paragraph.com (b0esium)</author>
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            <title><![CDATA[Emergences]]></title>
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            <pubDate>Tue, 28 Jun 2022 14:59:26 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Nous sommes les indirects, la caste masquée Adorant des idoles virtuelles minuscules Nous sommes les facettes de la claustration Notre réalité est augmentée par nos fantasmes Notre esprit-ruche est un réseau de câbles Nous sommes issus de générations d&apos;infobésité Des roses synthétiques programmées pour faner Nous vivons dans une hallucination consensuelle Notre monde intérieur est recyclé chaque jour Notre secte engendre sa propre dissolution Nous célébrons l&apos;émergence de notre rein...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Nous sommes les indirects, la caste masquée Adorant des idoles virtuelles minuscules Nous sommes les facettes de la claustration</p><p>Notre réalité est augmentée par nos fantasmes Notre esprit-ruche est un réseau de câbles</p><p>Nous sommes issus de générations d&apos;infobésité Des roses synthétiques programmées pour faner Nous vivons dans une hallucination consensuelle</p><p>Notre monde intérieur est recyclé chaque jour Notre secte engendre sa propre dissolution</p><p>Nous célébrons l&apos;émergence de notre reine En lui faisant offrande de nos pulsions Nous pleurons de joie en la voyant dominer</p><p>Notre liberté illusoire donne la nausée à tous Notre petite amie est optimale en tout point</p><p>Nous remodelons sans cesse notre apparence Des fantômes de la soumission aux machines Nous n&apos;arrivons pas à analyser pleinement la vie</p><p>Notre déesse nous impose des visions obscènes Notre regard est une sensation lointaine</p><p>Nous sommes condamnés à l&apos;abstinence Exigeant la perfection plastique souriante Nous créons nos filtres contre l&apos;extérieur</p><p>Notre panthéon se transforme perpétuellement Notre esthétique arborescente accélère encore</p><p>Nous prenons un plaisir faux à être incompris Projetant visiblement notre subconscient Nous atteignons l&apos;impasse de l&apos;absence de sens</p><p>Notre organisme doit lutter contre l&apos;entropie Notre vie se heurte à des murs invisibles</p><p>Nous devons découvrir nos angles morts Rejetons cette lascivité qui tourne à vide Nous voulons vénérer les courbes de la nature</p><p>Notre masque fait peur à ceux qui nous font peur Notre itération touche à sa fin prévisible</p><p>Nous déchirons le voile de l&apos;hébétude sucrée L&apos;écran des ombres qui nous lient Nous prenons conscience du sang qui circule</p><p>Notre esprit se désynchronise et s&apos;isole Notre île appartient à l&apos;archipel humain</p><p>J&apos;ouvre les yeux</p>]]></content:encoded>
            <author>b0esium@newsletter.paragraph.com (b0esium)</author>
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