Comme c’est étrange. L’esprit, le coeur, le corps.
Cette nuit, j’ai fait un cauchemar. Tout va bien pourtant. Rien d’alarmant.
J’y voyais un moi qui roulait vite, un moi sur la route de l’océan. Pleine balle, musique, et qui ouvrait sa vitre pour laisser entrer le vent. J’étais vibrant, tout allait bien, jusqu’à un instant. Au bord de la route, tu étais là, me regardant, les yeux appelant.
Tu semblais en danger, sans que je puisse le distinguer. Tu me criais de m’arrêter, la bouche fermée,
Juste de tes yeux, comme en apnée, si rapide, violent, instantané.
Une seconde, un éclair me traversait, comme une charge, voltée, alors que la vitesse me dépassait, et que mes yeux te perdait.
Trop tard, trop vite, trop fort, trop tout, J’ai vu sans voir, j’ai cru sans croire, Un rêve sans histoire, de ceux qu’on classe dans les cauchemars. Tu étais belle, j’étais tout froid.
Réveil, en sueur. Et le cerveau à mille à l’heure. Je t’ai vu souffrir, ou avoir peur, Et ça m’a fait quelque chose au coeur.
Tout sauf lucide, c’est enfantin. Qu’est-ce qu’on en a à foutre? Rien. J’ai senti ça, je voulais le ‘share’. Peut-être était-ce pour le faire taire.
Alors voilà, j’ai maintenant envie de savoir si toi ça va, si tu es épanouie, si l’équilibre se trouve même sous la pluie, que tu aimes, vibres, souries, et vis.
Je l’espère fort, qu’un dieu le décrète! La prochaine fois, je freinerai fort. Promis, je m’arrête, Puis je te prend dans mes bras, Et je vois, si je peux servir à quoi que ce soit.
J’ai toujours cru en mes rêves, ça m’a plutôt porté chance, alors je crois en mes cauchemars, et tout ce qu’ils ont de plus intense, J’imagine que rien de tout cela n’est arrivé, que tu vas bien, que tu es aimée, C’est venu, comme une remontée de LSD, qui m’aura fait t’écrire.
Voilà c’est fait.
0xKodera
