Lancé le 29 novembre dernier, Platypus Finance est un stableswap natif basé sur la blockchain Avalanche. Concrètement, il permet aux utilisateurs d’échanger des stablecoins -USDT.e, USDC.e, USDC et DAI actuellement- à la manière de Curve Finance à un très faible slippage. Dans un premier temps, la liquidité totale était établie à maximum 10 millions de dollars. La limite a été atteinte en moins de 15 minutes. Cette limite a été levée le 14 janvier dans le cadre du passage à la version beta du projet. La liquidité a alors explosé pour atteindre plus de 800 millions de dollars au maximum.
Rien de très innovant jusqu’ici mis à part un slippage infime. Mais la réelle innovation proposée par Platypus réside dans le liquidity mining. Il est important de faire la différence entre les différents actifs, le PTP et le vePTP. Le PTP est le jeton de gouvernance du protocole, il est échangé sur les plus grands exchanges de l’écosystème Avalanche. Le vePTP est le jeton généré lorsqu’un utilisateur stake du PTP. Il est quant à lui non-échangeable, n’a donc pas de valeur et son émission est limitée à 30 000 000 000. Mais alors, à quoi sert-il ? A booster le rendement généré par le dépôt de stablecoins sur Platypus. Le mécanisme est comme suit : l’utilisateur dépose des USDT, USDC et/ou DAI afin de permettre aux autres utilisateurs d’échanger leurs jetons. En l’échange de ce dépôt, le protocole rémunère le liquidity provider en PTP. Avec ces PTP, ce dernier peut :
Les vendre contre tout autre jeton.
Ou, et c’est à ce moment que c’est intéressant, les stacker afin de générer des vePTP et augmenter son rendement. Chaque PTP peut générer un maximum de 100 vePTP, atteint au bout de 10 mois. L’émission est de 0.014 vePTP par heure pour chaque PTP. Cependant, retirer vos PTP vous fera perdre tous vos vePTP.

Vous l’aurez donc compris, fournir de la liquidité sur Platypus est une chose, mais le faire tout en stackant ses PTP est encore plus intéressant et augmente considérablement votre rendement. En voici l’exemple lors de cette simulation.

Grâce à ce système innovant de stacking, Platypus résout le problème de la vélocité. L’utilisateur est incité à garder ses PTP le plus longtemps possible et ne pas les unstacker, sous peine de perdre l’entièreté de ses vePTP, et donc de son boost. Une partie de la pression vendeuse est donc éradiquée tandis que l’achat de PTP est encouragé.
Le protocole Echidna se veut être le Convex d’Avalanche, et plus précisément de Platypus. Pour faire simple, son but va être d’accumuler les PTP, les stake afin d’obtenir le plus de vePTP possible et offrir les meilleurs rendements possibles.
Les détenteurs de PTP pourront échanger leurs jetons contre des ecdPTP (qui sont équivalents au PTP) et pourront stake ces ecdPTP afin de récolter un rendement en PTP et en ECD, le jeton de gouvernance du protocole. Grâce aux PTP récoltés, Echidna va pouvoir générer des vePTP et proposer de meilleurs rendements aux utilisateurs de Platypus.

Les fournisseurs de stablecoins pourront, quant à eux, stake leur LP tokens sur Echidna à la place de Platypus afin de profiter du meilleur rendement possible. Ils n’auront plus besoin de détenir de PTP pour générer de vePTP, ils pourront profiter des PTP fournis par Echnida.

Chacune des parties est donc gagnante. Les utilisateurs voulant seulement détenir du PTP peuvent désormais le stake pour des tokens échangeables (ECD) et les personnes souhaitant générer du rendement sur leurs stablecoins sans s’exposer à un actif volatil (PTP) peuvent désormais le faire.
Echidna va, selon moi, apporter à Platypus le second souffle dont il a besoin. Un protocole comme Echidna va permettre à la liquidité d’augmenter de façon plus saine et stable. Avec une TVL plus importante encore, Platypus va pouvoir ajouter des types de stablecoins et augmenter encore plus sa TVL. C’est un cercle vertueux, et nous somme à l’aube du démarrage…


