La Voix

La trace laissée par son sillon m’épuise.

Elle écorche ma vision, entame mes pensées sporadiquement, mais sûrement.

Telle une empreinte indélébile aussi débile qu’un emprunt.

Omniprésence insoutenable d’un narcissisme incontrôlable,

Elle surgit partout et tout le temps, une fraction de seconde trop tard.

Insolente de perspicacité, elle appelle à l’aide, d’une voix criarde, pose le piège des faibles, renverse les convictions les plus ténues.

La voix revient, sans cesse et sans reproches, au loin dans la grotte ou au plus proche de l’inconscient.

Elle s’abîme dans l’abîme du réflexe, stimule la croissance loufoque, d’une incompréhension catastrophique.

Gentille, cesse de m’ennuyer, va donc tester ta séduction à ceux qui veulent bien l’entendre, pour moi, tu n’existes plus.