Identité numérique des québécois

“À compter de l’été 2022, les Québécois auront désormais une identité numérique. Ce sera le premier projet livré par la Société québécoise d’identité numérique (SQIN), créée par le nouveau ministère de la Cybersécurité et du Numérique, mené par Éric Caire. Mais à quoi ressemblera l’identité numérique des Québécois ? Le Progrès s’est entretenu avec le ministre pour en savoir plus à ce sujet.” -Guillaume Roy, Le Quotidien

MageMinds dit:

J'arrive en retard dans la discussion, très intéressant. J'ai bien hâte de savoir comment ils vont utiliser la blockchain avec leur bidule. Je les vois mal utiliser une blockchain de laquelle il n'ont aucun contrôle, ils vont probablement développer leur propre chaine un peu comme polygon (et plusieurs autres) a fait sur l'Etherium. Ça tourne sur l'Etherium, mais le gaz est minime comparativement aux transactions purement eth. Faut pas oublier que la blockchain ne fait que prouver que l'on a un cryptoactif... ntf ou token. On peut y signer des smart contract, mais on ne peut pas y stocker de l'informations vraiment. Il y aura donc une base de donnée nécessairement derrière ça. J'espère que je me trompe, car une base de donnée, c'est centralisé ça et ça se hack! Ça me surprendrait beaucoup que la base de donnée sois complètement cryptée avec ma clé publique et nécessiter ma clé privé pour faire des changements... Ils vont vouloir se garder un droit de regard sur les données. Où il y a l'homme il y aura toujours de l'hommerie! Avant d'embarquer j'aurai fait le tour du comment ça marche et juger pas moi même de la sécurité des informations. Actuellement je bitche ma banque quand ils me demandent d'envoyer des documents confidentiels par courriel... Bravo Desjardins, vous n'avez rien appris encore.

Overmind dit:

Je fais mon décrypteur et je me dois de rectifier quelques informations .... Polygon et les autres side-chain ne roule pas sur Ethereum. Elles sont des clones de la blockchain Ethereum pour une grosse partie du code, du réseau, de l'interface visuel de l'explorateur de bloc, mais elle utilise une preuve de travail différente de Ethereum: proof-of-stake. Donc, il est faux de dire que ça tourne sur Ethereum. Elles peuvent se faire hacker individuellement sans impacter les autres side-chain et elle sont développé de manière indépendante les unes des autres par différentes équipes. T'as raison de dire que l'on ne peut pas vraiment stocker de l'information dans la blockchain même si la blockchain est bel et bien une base de données. C'est une base de données contenant toutes les transactions, contrats, wallet, token, etc... Puisque la blockchain originelle (Bitcoin) a été fondé avec l'intention de remplacer les méthodes de paiements conventionnels, quasiment toutes les blockchains de nos jours supportent les transactions financières. MAIS, mais il existe d'autre type de blockchain qui supporte d'autres utilités: Galeon (médical), Sia (storage), Streamr (p2p). Donc, peut-être que le gouvernement créera une toute nouvelle blockchain qui sera personnalisée à ses besoins (je l'espère) avec toute l'infrastructure nécessaire pour la supportée.

Je reviens au stockage de données... Pour ce qui est des NFTs, je me suis posé la question en lisant ton commentaire: "Où est stocké l'information/image dudit NFT?" J'ai consulté un tutoriel (https://ethereum.org/en/developers/tutorials/how-to-write-and-deploy-an-nft/) et d'autres ressources et j'ai appris quelque chose d'intéressant. Premièrement, il existe maintenant deux standards sur Ethereum pour les NFT: ERC-721 et ERC-1155 (https://www.web3.university/article/comparing-erc-721-to-erc-1155). Ensuite, il faut créer un contrat avant de pouvoir mint des NFTs. Finalement, quand on crée un NFT, on doit spécifier un URI où les données contenues dans le NFT sont stockées. Il s'agit d'une adresse qui pointe vers un fichier JSON comprenant les infos de base et l'endroit où trouver l'image représentant le NFT. Il est fortement conseillé d'utiliser un storage décentralisé style IPFS qui assure la sécurité et la disponibilité des données. Tout ça étant dit, je crois que le gouvernement devrait tirer avantage des nouvelles technologies et de la sécurité qu'elles peuvent apporter en créant la nouvelle identité numérique québécoise, mais en autant que cela soit bien fait! Une faudra développer une solution unique et adaptée aux québécois et cela va leur coûter des millions de dollars à réaliser.

P.S.: Je sais que c'est plus trop trop d'actualité, mais j'ai aussi fait des recherches sur le code QR du passeport vaccinal. J'ai voulu valider la sécurité des informations en faisant un peu de reverse engineering et voir si c'était possible de "facilement" falsifier un passeport vaccinal. Conclusion: la solution implantée par les divers gouvernement est assez robuste au niveau de la sécurité de l'information et de la difficulté de créer un faux passeport à son nom. Si vous êtes curieux, on peut jaser !