Nouvelles et poèmes d'un monde pré-apocalyptique
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Nous sommes les indirects, la caste masquée Adorant des idoles virtuelles minuscules Nous sommes les facettes de la claustration
Notre réalité est augmentée par nos fantasmes Notre esprit-ruche est un réseau de câbles
Nous sommes issus de générations d'infobésité Des roses synthétiques programmées pour faner Nous vivons dans une hallucination consensuelle
Notre monde intérieur est recyclé chaque jour Notre secte engendre sa propre dissolution
Nous célébrons l'émergence de notre reine En lui faisant offrande de nos pulsions Nous pleurons de joie en la voyant dominer
Notre liberté illusoire donne la nausée à tous Notre petite amie est optimale en tout point
Nous remodelons sans cesse notre apparence Des fantômes de la soumission aux machines Nous n'arrivons pas à analyser pleinement la vie
Notre déesse nous impose des visions obscènes Notre regard est une sensation lointaine
Nous sommes condamnés à l'abstinence Exigeant la perfection plastique souriante Nous créons nos filtres contre l'extérieur
Notre panthéon se transforme perpétuellement Notre esthétique arborescente accélère encore
Nous prenons un plaisir faux à être incompris Projetant visiblement notre subconscient Nous atteignons l'impasse de l'absence de sens
Notre organisme doit lutter contre l'entropie Notre vie se heurte à des murs invisibles
Nous devons découvrir nos angles morts Rejetons cette lascivité qui tourne à vide Nous voulons vénérer les courbes de la nature
Notre masque fait peur à ceux qui nous font peur Notre itération touche à sa fin prévisible
Nous déchirons le voile de l'hébétude sucrée L'écran des ombres qui nous lient Nous prenons conscience du sang qui circule
Notre esprit se désynchronise et s'isole Notre île appartient à l'archipel humain
J'ouvre les yeux
Nous sommes les indirects, la caste masquée Adorant des idoles virtuelles minuscules Nous sommes les facettes de la claustration
Notre réalité est augmentée par nos fantasmes Notre esprit-ruche est un réseau de câbles
Nous sommes issus de générations d'infobésité Des roses synthétiques programmées pour faner Nous vivons dans une hallucination consensuelle
Notre monde intérieur est recyclé chaque jour Notre secte engendre sa propre dissolution
Nous célébrons l'émergence de notre reine En lui faisant offrande de nos pulsions Nous pleurons de joie en la voyant dominer
Notre liberté illusoire donne la nausée à tous Notre petite amie est optimale en tout point
Nous remodelons sans cesse notre apparence Des fantômes de la soumission aux machines Nous n'arrivons pas à analyser pleinement la vie
Notre déesse nous impose des visions obscènes Notre regard est une sensation lointaine
Nous sommes condamnés à l'abstinence Exigeant la perfection plastique souriante Nous créons nos filtres contre l'extérieur
Notre panthéon se transforme perpétuellement Notre esthétique arborescente accélère encore
Nous prenons un plaisir faux à être incompris Projetant visiblement notre subconscient Nous atteignons l'impasse de l'absence de sens
Notre organisme doit lutter contre l'entropie Notre vie se heurte à des murs invisibles
Nous devons découvrir nos angles morts Rejetons cette lascivité qui tourne à vide Nous voulons vénérer les courbes de la nature
Notre masque fait peur à ceux qui nous font peur Notre itération touche à sa fin prévisible
Nous déchirons le voile de l'hébétude sucrée L'écran des ombres qui nous lient Nous prenons conscience du sang qui circule
Notre esprit se désynchronise et s'isole Notre île appartient à l'archipel humain
J'ouvre les yeux
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